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Prévenir les chutes et maintenir l'équilibre

Définition de l’objet de préoccupation

Les chutes sont l’une des préoccupations majeures chez les Séniors. D’après les statistiques, une personne âgée sur 3 chute tous les ans. Les conséquences peuvent aller au delà de l’apparence et peuvent être très graves. C’est pourquoi nous devons être vigilants. Il est possible de diminuer le risque de chute ou de lésions après être tombé, grâce à des petites astuces qui sont à notre portée.

Les facteurs responsables des chutes chez les Séniors peuvent être internes et externes. Les facteurs internes sont inhérents à la personne, à son état de santé et à ses capacités. Les facteurs externes sont liés à son environnement (espace public et privé). Les chutes sont généralement le résultat d’une association de facteurs internes et externes. Par exemple, s’il y a un obstacle dans la rue, nous avons le temps de le remarquer, nous réagissons immédiatement pour l’éviter et ne tombons pas. En revanche, si notre vue ou notre agilité nous trompe, l’obstacle nous fera tomber.

Voici certains facteurs liés plus précisément aux chutes :

Facteurs internes :

  • L’étourdissement est l’une des causes principales de chute. Il apparaît lorsque le cerveau ne reçoit pas assez de sang, ce qui peut être provoqué par :
    1. La diminution soudaine de la pression artérielle.
    2. La déshydratation (diarrhée, fièvre, d’autres affections).
    3. Un lever trop rapide après avoir été assis ou couché.
    4. L’utilisation de certains médicaments.
  • Un manque de force et des problèmes moteurs, dérivés de maladies telles que la maladie de Parkinson ou des problèmes d’os, circulation, muscles…
  • Des problèmes de vue et d’audition qui nous empêchent d’être attentifs à ce qui se passe autour de nous.
  • Un manque d’équilibre, un aspect lié aux étourdissements et aux problèmes auditifs et visuels.
  • D’autres maladies, telles que les problèmes de cœur, l’incontinence urinaire…
  • Un manque d’attention lorsqu’on fait plusieurs choses en même temps (comme, par exemple, marcher avec des cabas et parler simultanément)
  • Un style de vie sédentaire

Facteurs externes :

  • Dans la rue : des défauts sur le pavé, un mauvais éclairage, des sols glissants, de mauvaises conditions météorologiques.
  • A la maison : manque de lumière, présence de fils électriques, sols mouillés, baignoires ou fonds de douche sans tapis antidérapant.

Conséquences dans la vie quotidienne

Les chutes peuvent avoir comme conséquences des contusions et fractures qui peuvent supposer une hospitalisation, une opération ou une perte de mobilité. Le fait de tomber peut également présenter des conséquences psychologiques et il est très fréquent que la peur de tomber à nouveau chez la personne augmente. Cela entraîne une perte de confiance et, par conséquent, peut provoquer une perte de force et augmenter le risque de tomber.

Suite à une chute à domicile, il est possible qu’une personne reste des heures au sol sans pouvoir avertir. Cela peut impliquer une déshydratation, une pneumonie ou un retard de traitement.

Impact préventif/curatif de l’activité physique.

Etant donnée la complexité des mouvements de certaines activités clés de notre quotidien (par exemple, descendre les escaliers, prendre une douche ou se promener), il est important de bénéficier d’une bonne forme pour mener une vie active et intéressante. L’exercice physique, tout comme les autres habitudes (sociales, culturelles, nutritives, éducatives, etc.) qui nous font sortir du domicile, influe directement sur notre style de vie. L’exercice physique diminue la sédentarité, l’une des causes principales de chutes chez les séniors.

L’exercice physique renforce la musculature, la densité des os et augmente la force musculaire chez les séniors. En outre, lorsque les exercices sont de haute intensité (des exercices qui augmentent le rythme cardiaque comme, par exemple, courir), ils améliorent la densité des os. Les os de la colonne lombaire et les hanches deviennent plus denses et, par conséquent, plus résistants.

L’activité physique ralentit la diminution de l’équilibre et de la coordination motrice associée à l’âge et diminue le risque de chute.

Impact préventif d’une bonne nutrition.

S’alimenter de manière équilibrée et maintenir un poids idéal est indispensable pour diminuer le risque de chutes. L’obésité augmente le risque de maladies cardiovasculaires et entraine un surpoids qui affaiblit les articulations. En outre, la dénutrition nous prédispose à de nombreuses maladies et augmente le risque de chuter. La nutrition agit comme facteur préventif des chutes dans la mesure où elle nous aide à être en santé. Plus spécifiquement, la consommation de calcium et de vitamine D renforce nos os et évite l’ostéoporose. Ainsi, le risque de fractures en cas de chute est diminué. Avoir une alimentation équilibrée basée sur la pyramide alimentaire est la clé pour avoir un style de vie sain.

Conseils/bonnes pratiques dans ces 2 domaines

Voici maintenant quelques conseils pour éviter les chutes dans le quotidien : activité physique, santé, sécurité et chaussures.

Activité physique :

Le plus important est de rester actif physiquement afin d’améliorer la force, l’équilibre, l’agilité et la coordination. Lorsque nous parlons d’activité physique, nous faisons référence aux activités traditionnellement reconnues comme du sport : courir, faire de la gymnastique, la natation… Cependant, il existe d’autres activités, qui font partie de notre quotidien : faire les courses ou aller chercher ses petits-enfants à l’école à pied par exemple.

De manière générale, il est important d’augmenter l’activité physique dans notre quotidien autant que possible. Par exemple, nous pouvons monter et descendre les escaliers à pied (lorsque nous ne portons pas de poids) au lieu d’utiliser l’ascenseur ou les escalators dans les transports publics, à la maison, au supermarché, etc. Nous pouvons également descendre du bus un arrêt avant pour marcher un peu plus.

D’autres activités du quotidien pourront être bénéfiques : faire du vélo, faire le ménage (passer le balais, faire la poussière, laver le sol, nettoyer les vitres), faire du jardinage, danser ou pratiquer des techniques corporelles (yoga, taï-chi, Qi Gong). Ci-après, nous détaillons certaines actions facilement réalisables pour contrer les effets de la dégradation des muscles de la masse des os.

Santé :

  • Contrôler la vue, l’audition, le cœur, l’incontinence… avec des visites chez les spécialistes une fois par an et lorsqu’on remarque le besoin.
  • Ne pas prendre de médicaments sans ordonnance médicale et réduire le nombre des médicaments si possible, toujours sous ordonnance d’un médecin.

Sécurité :

  • Éviter si possible les sols glissants (humidités, des cires de rinçage…) avec l’usage d’adhésifs antidérapants ou de tapis dans les baignoires et les fonds de douche. Contrôler également les dénivellations du sol (des marches, des carreaux mal placés)
  • Eliminer les tapis ou les fixer au sol.
  • Utiliser de l’aide technique (canne, déambulateur) pour mobilité afin de marcher avec plus de sécurité.
  • S’assurer d’avoir un bon éclairage chez soi, notamment dans les zones de passage, avec des interrupteurs au début et à la fin du trajet et sur la table de nuit. Disposer d’une lampe de poche.
  • Éviter les objets ou meubles qui barrent les zones de passage, ainsi que les fils électriques dans les zones de transit.
  • Utiliser la téléassistance (contacter les services sociaux), avoir un téléphone sous la main (portable ou sans fil) programmés avec les numéros de contact les plus importants.
  • Utilisation de chaises avec des accoudoirs et poignées de retenue dans les toilettes et chambres, élever le WC, et évaluer la hauteur du lit.
  • S’assurer du bon état des escaliers du logement et du bâtiment (qu’ils ne glissent pas, qu’ils soient bien éclairés et présentent de poignées fermes)
  • Placer les objets utilisés plus quotidiennement à hauteur moyenne, afin d’éviter de se pencher ou de monter sur un escabeau ou sur un tabouret pour les prendre.
  • Éviter les habits excessivement larges ou longs (surtout dans les pantalons et manches)
  • Ne pas marcher pieds nus.

Chaussures :

  • La pointure doit être adéquate, et adaptée, aux personnes ayant des problèmes circulatoires (augmentation du volume des pieds).
  • Le poids et la flexibilité des chaussures sont d’autres facteurs à prendre en compte. Il existe par exemple des semelles antidérapantes de 7 à 15 mm d´épaisseur.
  • Les petits talons sont recommandés, mais jamais supérieur à 25 mm et suffisamment durs et larges pour offrir une base stable.
  • La pointe de la chaussure doit être ronde ou carrée et suffisamment large et élastique pour ne pas comprimer les doigts de pieds.
  • A l’intérieur des chaussures, la semelle doit être molle et il ne doit pas exister des zones dures qui pourraient provoquer des écorchures.