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Limiter et gérer ses douleurs

Définition de l’objet de préoccupation

L’âge venu, la douleur peut nous accompagner quotidiennement. Elle peut se présenter comme : ponctuelle et aiguë lorsqu’elle est causée par un coup ou par une affection passagère, ou chronique lorsqu’elle est due à une affection prolongée (plus de 3 mois). Les douleurs les plus habituelles sont la lombalgie (ou maux de dos), l’arthrose, les céphalées (ou maux de tête), la fibromyalgie… Traditionnellement, on considère la douleur comme un symptôme de maladie. C’est vrai dans le cas des douleurs aiguës. Dans le cas d’une douleur chronique, de nombreux facteurs sont en jeu : -Origine physique : la tension musculaire, le manque d’activité physique. -Origine émotionnelle : l’anxiété, la dépression, la colère. -Origine cognitive : les pensées négatives récurrentes. -Origine sociale : manque d’un soutien de la famille, manque d’amis ou de voisins…

Conséquences dans la vie quotidienne

La douleur impacte notre quotidien et le limite : elle peut modifier nos habitudes, même si cela n’est pas notre volonté. Si nous nous réveillons avec une douleur, nous éprouverons plus de difficultés à nous lever le matin, nous commencerons la journée de mauvaise humeur, nous aurons moins d’appétit, et probablement serons-nous moins motivés pour prévoir des activités telles que des courses, des promenades ou des visites à nos amis. La douleur a également un effet sur nos relations sociales, car elle nous rendra moins prompts à sortir pour rendre visite à notre cercle familial ou d’amis.

Impact préventif/curatif de l’Activité Physique

Mener une vie active est la solution pour que la douleur ne contrôle pas notre vie. Ainsi, il est important de faire des activités, à la maison ou à l’extérieur, seul(e) ou accompagné(e). Que cela soit pour se promener, aller au cinéma ou rendre visite à un ami, impliquer d’autres personnes nous rendra plus enclins à sortir, même quand, au demeurant, nous nous sentons en bonne forme. Si, en plus, nous pratiquons une activité physique, notre corps démontrera plus d’aptitudes, nos muscles seront entraînés et nous ressentirons moins de douleur. Il est bien sûr important de pratiquer des exercices qui conviennent à notre condition physique, car dans le cas contraire, cela pourrait devenir contreproductif. C’est pourquoi il est nécessaire de consulter son médecin avant de porter son choix sur une activité.

Impact préventif d’une bonne nutrition

Une bonne alimentation a des conséquences pour notre corps et pour notre moral. Si nous suivons une bonne alimentation et nous incluons dans notre régime tous les apports nutritionnels nécessaires, notre corps nous remerciera. Il sera plus en forme. Nos articulations et nos muscles résisteront mieux à la fonte musculaire, courante à partir d’un certain âge, et très souvent responsable de la douleur.

Conseils/bonnes pratiques dans ces 2 domaines

Être responsables de notre propre santé Afin de traiter efficacement la douleur, il est important de prendre une active part dans nos soins. Nous sommes acteurs de notre propre santé. Ainsi, nous nous devons d’abord d’être responsables avec le suivi de notre traitement, en respectant les rendez-vous médicaux et les recommandations de notre médecin. Il faut éviter l’automédication à l’excès parfois utilisée contre la douleur.

Des recommandations pour dormir : Un sommeil de bonne qualité est important pour se reposer pleinement et éviter les mauvaises positions responsables des douleurs dans certaines parties du corps (dos, cou, extrémités) lorsque nous nous levons le matin. Pour avoir une position idéale, il est conseillé de dormir sur le côté avec les genoux collés. Pour améliorer notre position, nous pouvons mettre un coussin entre les genoux, cela contribue à éviter une tension sur la colonne. Il est peu conseillé de dormir sur le ventre, car cela nuit à la colonne cervicale et lombaire. Si nous dormons sur le dos, nous pouvons mettre en place un coussin sous les genoux afin d’éviter une tension sur la colonne et les jambes.

Des recommandations pour calmer la douleur Les douleurs (notamment les douleurs chroniques) au dos et au torse sont apaisées lorsqu’on applique de la chaleur sur la zone. Si la douleur est aiguë et concentrée sur les extrémités, il est mieux d’appliquer du froid. Par exemple, des glaçons recouverts par un chiffon ou du papier essuie-tout, et pendant un temps inférieur à 10 minutes.

Activité physique Comme nous l’avons signalé auparavant, mener une vie active et pratiquer de petites activités physiques telles que faire de longues promenades ou monter et descendre les escaliers, améliorera notre forme générale. Cela nous aidera également à mieux supporter la douleur ou à la prévenir. L’arthrose, une cause très fréquente de douleur chronique chez les Séniors, limite le mouvement des articulations. La situation ne peut s’améliorer que grâce à l’entraînement de la musculature. Ainsi, il est important de trouver un équilibre entre ce que nous pouvons faire et ce que nous pourrions aimer faire. En outre, il existe certaines techniques orientales que nous pouvons pratiquer pour soulager la douleur : Avec le Tai-chi, nous pouvons pratiquer une série d’exercices de positions, respiration et méditation, qui pourront nous aider à détendre notre corps et à adopter des positions adéquates pour éviter le phénomène de surcharge causant la douleur. Le Yoga est également approprié pour améliorer la position, et il inclut en plus des exercices de respiration et des techniques de relaxation.

Exercices de respiration. Si nous sommes stressés ou ressentons de l’anxiété, nos muscles sont tendus et notre perception de la douleur est intensifiée. C’est pourquoi apprendre à se détendre à travers quelque-chose d’aussi simple que le contrôle de la respiration soulage le ressenti de douleur. Pour procéder à cet exercice, asseyez-vous sur une chaise confortable avec le dos bien droit, les yeux fermés, les mains sur les jambes et les deux pieds appuyés par terre. Ensuite, détendez votre mâchoire et prenez l’air doucement par le nez puis expulsez-le par la bouche. Focalisez votre attention sur votre respiration et assurez-vous en même temps que celle-ci devient de plus en plus tranquille et calme. Il est conseillé de faire cet exercice pendant environ 5 minutes.

Exercices d’automassage Nous pouvons réaliser certains exercices d’automassage très simples pour détendre nos muscles. Ces exercices consistent à frotter les différentes zones musculaires avec la paume de la main. Il faut d’abord commencer doucement et puis accentuer la pression avec l’index et le pouce. Lorsque nous traitons les extrémités, il est important de mettre plus de force pour monter que pour descendre. Commencez par un frottement de mains (comme pour vous lavez les mains), pendant 30 secondes. Cela vous apportera de la chaleur et soulagera un peu la douleur. Ensuite, frottez tout d’abord de la main jusqu’au coude, puis de la main à l’épaule (sur les deux bras). Enfin, frottez les trapèzes (sur la base du cou, entre la nuque et l’épaule). Vous pouvez également masser l’occipital, comme pour vous laver les cheveux, passez les doigts par la nuque, frottez votre ventre en cercles et allez de la taille jusqu’au aux genoux.

Prendre soin de ses émotions Les facteurs émotionnels sont majeurs pour éviter de nous concentrer sur la douleur ou de lui donner trop d’importance : lorsque nous sommes tristes, fâchés ou que nous ne nous sentons pas bien, la douleur devient plus intense et nous rend de mauvaise humeur. C’est pourquoi il est très important d’apprendre quelles sont les situations qui provoquent des émotions positives ou négatives, les favoriser ou les éviter autant que possible, selon les cas. Apprendre un autocontrôle émotionnel peut aussi nous simplifier la vie. Il s’agit d’apprendre à contrôler certaines pensées qui peuvent nous mener à nous sentir de plus en plus mal : être pessimiste, se sentir débordé(e)...

Relations sociales Les relations sociales sont tellement importantes dans notre vie qu’elles peuvent être responsables du déclenchement de la douleur (dans le cas où elle provoque en nous de l’angoisse ou de la colère) ou au contraire l’apaiser (dans le cas où on nous offre un soutien et des sentiments positifs). Ainsi, il est important de maintenir des relations le plus satisfaisantes possible avec les personnes qui nous entourent. Améliorer la communication avec nos proches, participer à des activités avec d’autres personnes, sortir et se faire de nouveaux amis, peut nous aider à avoir un réseau social de soutien dans les mauvais moments et à améliorer notre moral.

Résumé

L’âge venu, la douleur peut nous accompagner quotidiennement, de façon ponctuelle (aiguë) ou chronique (lorsqu’elle dure plus de 3 mois). La douleur aiguë est souvent le symptôme d’une affection passagère ou d’une maladie. Cependant, la douleur chronique quant à elle, implique plusieurs facteurs : les facteurs physiques (tension musculaire, manque d’activité physique), les facteurs émotionnels (anxiété, dépression, colère), facteurs cognitifs (des pensées négatives récurrentes) ou les facteurs sociaux (un manque de soutien de la famille, manque d’amis ou voisins). La douleur peut limiter notre quotidien, changer nos habitudes, impacter notre moral, notre appétit et même nos relations sociales. Avoir un style de vie actif et se nourrir correctement sont des actions qui sont entre nos mains et qui influencent positivement notre état de santé et, par conséquent, diminue la douleur que nous éprouvons. Il est important d’agir de manière responsable face à notre prise de médicament et de respecter nos rendez-vous médicaux. Il est également important d’utiliser des thérapies non médicamenteuses, comme par exemple : l’application de froid ou de chaud, dormir dans une position correcte pour éviter des nuisances et orienter positivement sa manière de voir les choses et ses relations sociales. Pratiquer une activité physique douce ainsi que les exercices d’automassage ou des activités telles que le Taïchi ou le Yoga peut nous aider à éprouver moins de douleur.