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Exercer sa mémoire

Définition de l’objet de la préoccupation

L’une des grandes préoccupations des personnes âgées est la perte de mémoire et le risque de démence. En effet, cela peut nous conduire vers une vie dépendante dans laquelle nous aurons besoin de l’aide des autres pour réaliser les activités quotidiennes. Cependant, nous pouvons tout-à-fait garder notre mémoire et/ou la stimuler ainsi qu’avancer en âge dans des conditions favorables, malgré les changements tels que la perte de mémoire que l’on peut éprouver lors du vieillissement.

C’est pourquoi nous devons maintenir l’activité du cerveau, pour conserver les fonctions mentales et nous assurer un bon vieillissement. Plus particulièrement, nous devons rester actifs mentalement dans notre quotidien et participer régulièrement dans des ateliers de mémoire. Cela nous permet d’entraîner notre mémoire et de réduire le risque de développer des maladies, telles que la maladie d’Alzheimer.

Conséquences dans la vie quotidienne

Plus nous avançons en âge, plus nous avons des possibilités de subir des pertes de mémoire. De plus, il y a d’autres facteurs influents tels que le moral bas, le manque de motivation pour réaliser des activités, la diminution des relations sociales, etc. Il faut savoir que la perte de mémoire entrave le reste des fonctions cognitives : l’orientation, le langage, l’attention, la concentration, le calcul et la vitesse de notre traitement d’information (lenteur dans la réalisation des tâches ou dans la réaction aux stimules), etc.

Ainsi, les personnes âgées peuvent éprouver des difficultés dans la planification des tâches, pour trouver un mot ou s’orienter dans les espaces inconnus, etc. Cela peut provoquer des sentiments d’angoisse, de frustration, de dépression et une difficulté dans la réalisation des activités de la vie quotidienne plus complexes comme l’utilisation du téléphone, les courses, la préparation des repas ou l’entretien de la maison, entre autres.

Néanmoins, il est important de différencier les oublis propres à l’âge des oublis qui ont pour origine une maladie. Il faut souligner que les oublis font partie de notre mémoire et ils ne sont pas toujours un signe d’alarme. Nous devons nous inquiéter de nos pertes de mémoire lorsque celles-ci troublent nos capacités à effectuer des activités quotidiennes et peuvent nous mettre en danger nous-mêmes ou mettre en danger les autres. Il est conseillé de consulter un spécialiste lors de ces situations.

Impact préventif/curatif de l’activité physique

Au cours de ces dernières années, l’activité physique a été reconnue comme un facteur très important pour la protection des fonctions mentales dans le vieillissement. Se balader, nager, faire du vélo, etc., ces sont des activités associées au vieillissement actif et sain.

Des études récentes prouvent que l’exercice physique influe directement sur les structures et fonctions de notre cerveau. Ainsi, pratiquer une activité physique régulièrement peut diminuer ou prévenir la dégradation cognitive liée à l’âge. Par conséquent, nos fonctions cognitives sont également favorisées, notamment la fonction exécutive (capacité de planifier des tâches) et la vitesse de traitement de l’information (capacité de réaction face aux stimules). En outre, l’activité physique renforce l’estime de soi et l’optimisme. Les personnes actives physiquement au long de la vie, ont une plus grande capacité à affronter les changements physiques et mentaux liés au vieillissement.

Impact préventif d’une bonne nutrition

L’un des aspects clés pour une vie saine est lié à une alimentation saine, équilibrée et complète, basée sur la pyramide alimentaire. Cela nous aide à contrôler notre poids et diminuer les facteurs de risque cardiovasculaire (obésité, diabètes, cholestérol et hypertension artérielle). La prévention des maladies cardiovasculaires nous aide à prévenir des maladies comme, par exemple, l’ictus ou la démence vasculaire.

En outre, notre cerveau et ses fonctions peuvent aussi être troublés à cause d’une mauvaise alimentation. Lorsque nous vieillissions, notre cerveau éprouve certains changements pouvant altérer son fonctionnement, comme, par exemple, une diminution d’absorption de nutriments nécessaires à notre système nerveux. La mémoire est l’une des fonctions mentales pouvant être altérée à cause d’une mauvaise nutrition. Ainsi, un manque de vitamines ou une consommation excessive de graisses saturées peuvent affecter le bon fonctionnement de notre mémoire et, par conséquent, de notre cerveau.

Les bonnes habitudes concernant les repas nous aideront à conserver un bon état physique ainsi qu’une bonne mémoire, une meilleure attention, etc. En outre, des aliments riches en vitamine E, tels que les noix ou les noisettes dans le groupe des fruits secs, protègent le cerveau lors de leur contribution au bon fonctionnement de la mémoire. Le poisson bleu, riche en Omega 3, stimule aussi le rendement cérébral. Les fruits sauvages, tels que les myrtilles, les fraises ou les framboises peuvent contribuer à réduire la perte de mémoire, car ces fruits présentent des propriétés antioxydants évitant le vieillissement cellulaire. Des études récentes ont qualifié le chocolat d’aliment bénéfique pour notre cerveau. Le chocolat stimule la circulation du sang et c’est également lui qui stimule l’état d’alerte, l’attention et la mémoire.

Cependant, il y a aussi des aliments à éviter car ils n’apportent pas de nutriments nécessaires pour notre système nerveux. Ces sont les aliments riches en sucre, pouvant provoquer des déséquilibres du niveau de sucre dans le sang et altérer notre concentration. La consommation de café ou thé peut avoir aussi un effet négatif sur notre moral.

Il est conseillé d’aller chez les spécialistes en nutrition, c'est-à-dire des médecins, des nutritionnistes ou des endocrinologues, afin d’appliquer une bonne routine alimentaire adaptée à nos besoins.

Impact préventif de l’entraînement de sa mémoire

Nous pouvons contribuer à préserver notre mémoire avec la réalisation d’une activité intellectuelle régulièrement (lire, faire des mots croisées…) et/ ou la participation fréquente à des activités cognitives comme, par exemple, la participation à un atelier de mémoire dans un centre de jour d’animations. Cela stimule notre moral ainsi que notre confort et nous aide à prévenir et/ ou retarder les difficultés fonctionnelles, telles que les difficultés pour préparer un repas, aller faire les courses, se déplacer dans le quartier ou gérer les affaires économiques.

En outre, l’isolement social et l’incommunication auprès d’autres gens peuvent augmenter les probabilités de perte de mémoire ou d’autres fonctions cognitives. Ainsi, il y a des activités sociales qui nous permettent de maintenir notre esprit actif en compagnie des autres, plus particulièrement, les débats, les jeux en groupe (domino ou cartes), le bénévolat etc.

Conseils pour garder sa mémoire

Des recommandations pour garder sa mémoire :

  • Être actif physiquement ou mentalement.
  • Réaliser de nouvelles activités.
  • Réaliser une activité mentale, avec l’entraînement de la mémoire et le reste de fonctions informelles (lecture, jeux…) ou la participation régulière aux programmes d’entraînement cognitif focalisés dans la mémoire (ateliers de mémoire).
  • Utiliser les agendas, journaux, et calendriers pour se souvenir des rendez-vous et faits importants.
  • Garder une routine dans les activités hebdomadaires.
  • Avoir un réseau et participer aux activités sociales.
  • Participer aux activités de groupe.
  • Eviter le stress.
  • Garder un régime équilibré
  • Garder le moral haut et adopter une attitude positive face à la vie.